Publié dans Editorial

De l’impossible à l’inévitable !

Publié le dimanche, 05 octobre 2025

Au stade actuel de la situation du moins jusqu’en fin de week-end dernier, il est du domaine de l’impossible d’imaginer un quelconque rapprochement entre les deux camps. La corde reste raide et  même se durcit. A l’allure où vont les choses, on s’achemine vers la rupture autrement dit vers le point de non- retour. Pour le moment, il subsiste encore une faible possibilité de parvenir à un certain apaisement. Le dialogue demeure la chance ultime !

Le pays est partagé voire écartelé  entre l’impossible rapprochement et l’inévitable dialogue. Pour le camp du pouvoir incarné par le Chef de l’Etat Rajoelina Andry Nirina, on écarte catégoriquement l’idée de déposer la démission. Une option non négociable dans la mesure où le Président de la République Rajoelina Andry croit dur comme fer qu’il détient entre ses mains la légalité du pouvoir. Une légalité de pouvoir obtenue selon le verdict des urnes ! Démocratiquement et constitutionnellement parlant, Rajoelina Andry est et demeure, jusqu’à nouvel ordre, le Chef de l’Etat malagasy. Il conserve la plénitude du pouvoir défini par la Constitution et reconnue par la Communauté internationale. De ce fait, il rejette même s’il ne l’a pas dit ouvertement l’option « démission ». C’est impossible. Lors des deux interventions, Rajoelina reconnait des erreurs dans la direction des affaires nationales mais réitère sa disponibilité au dialogue. Donc, il appelle et invite, les jeunes de la Gen Z à entamer la voie du rapprochement et à se retrouver autour d’une table. En tout cas, le Chef de l’Etat reste ouvert à la concertation.

De leur côté, les initiateurs du « « hetsika », les jeunes de la Gen Z auxquels viennent s’ajouter les Gen Y, la plate-forme de l’Opposition, les syndicats, les artistes surtout la population acquise à leur cause écartent toute option en lien au concept de dialogue avec les tenants du pouvoir. Le débat autour de la table avec le pouvoir représenté par l’actuel Chef de l’Etat n’entre en aucun cas dans la logique du mouvement populaire. C’est impossible ! Les Gen Z et consorts ne misent qu’à une issue : la démission du Chef de l’Etat Rajoelina Andry. Une position incontournable ! 

Cependant, de l’avis de presque tout le monde, le dialogue est inévitable. La Communauté internationale, les partenaires traditionnels essentiellement les chancelleries européennes en poste à Antananarivo et les instances internationales, entre autres l’ONU, la SADC et la COI, très sensibles aux évènements qui secouent le pays, invitent avec insistance et avec le sentiment de compassion à l’égard de la Grande île, les deux parties de s’asseoir autour d’une table et entamer  le processus de dialogue. Diverses institutions notamment religieuses (FFKM) et autres entités sociales emboîtent le pas dans le sens du vœu des partenaires de Madagasikara. Les dirigeants des quatre églises dites « Fiangonana zokiny » ont été reçus par le Chef de l’Etat au Palais d’Etat d’Iavoloha. Ils se disent prêts à jouer le rôle de négociateurs entre les deux. Tout ce beau monde prêche la vertu du rapprochement en vue de la concertation. Il n’y a qu’une seule voie de sortie de crise crédible, le dialogue. C’est inévitable !

Et ainsi, deux positions diamétralement opposées divisent le pays. Pris en tenaille entre l’impossible et l’inévitable, Madagasikara traverse une passe délicate.

Ndrianaivo 

 

 

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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